RMC va rĂ©aliser le contenu d’une radio sur internet pour l’opĂ©rateur de paris sportifs et de jeux en ligne Unibet, dont l’ouverture est prĂ©vue pour septembre, a indiquĂ© mardi François Pesenti, directeur gĂ©nĂ©ral de RMC Sport.
La radio RMC, propriĂ©tĂ© du groupe NextRadioTV (BFM, BFM TV …), va fournir sur ce site des programmes sonores tĂ©lĂ©chargeables (« podcast ») de 10 Ă  15 minutes sur le football ou le tennis, ainsi qu’un journal des sports, a soulignĂ© M. Pesenti lors d’une confĂ©rence de presse.
Il s’agira d’une « marque blanche », c’est-Ă -dire que la marque RMC ne sera pas citĂ©e sur cette radio dĂ©diĂ©e aux paris en ligne.
Unibet et RMC avaient déjà signé un partenariat en avril, prévoyant que le premier sponsorise une émission de paris sportifs pour le second. Cependant, ils y ont mis fin en mai, la publicité pour paris en ligne étant encore interdite.
Une loi sur l’ouverture des paris en ligne Ă  la concurrence a Ă©tĂ© adoptĂ©e en juillet par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale, lĂ©galisant la publicitĂ© pour les opĂ©rateurs internationaux de paris en ligne (Betclic, Unibet, Bwin…). Mais elle ne sera appliquĂ©e que le 1er janvier 2010 au plus tĂ´t, car le cadre lĂ©gislatif et rĂ©glementaire français n’est pas encore opĂ©rationnel.
Pour le moment, seuls le PMU et la Française des Jeux (FDJ) peuvent proposer des paris sur internet (1,170 milliard d’euros en 2008) et donc en faire la publicitĂ©.
Le pari en ligne reprĂ©sente pour RMC un enjeu « très important en terme d’audience », a insistĂ© Alain Weill, prĂ©sident du groupe NextRadioTV, lors de la confĂ©rence de presse.
RMC propose depuis trois mois une Ă©mission hebdomadaire pour les parieurs en ligne qui attire 900.000 auditeurs. Elle devrait devenir quotidienne « dès cette semaine ».
Quand la publicitĂ© sera autorisĂ©e, 10% du chiffre d’affaires de RMC devrait provenir des opĂ©rateurs de paris en ligne, a estimĂ© M. Weill.
Pour l’heure, les recettes publicitaires de RMC sont en baisse: elles ont reculĂ© de 5% au premier semestre par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode un an plus tĂ´t.
Une contre-performance Ă  relativiser par rapport Ă  une baisse moyenne du marchĂ© de 10%, selon M. Weill. Cependant, il n’y a « aucune visibilitĂ© » pour le second semestre, car les annonceurs se dĂ©cident au dernier moment, a-t-il ajoutĂ©.

(source: AFP)