Le club de Jean-Michel Aulas a annoncĂ© sa volontĂ© d’afficher son sponsor, Betclic, une sociĂ©tĂ© de paris en ligne, sur ses maillots dès samedi. Au risque de rentrer dans l’illĂ©galitĂ©.
L’intĂ©rĂŞt Ă©conomique peut-il avoir raison de l’aspect sportif? Telle est la question que les dirigeants de l’Olympique lyonnais devront se poser samedi soir. Ces derniers ont annoncĂ© vendredi leur volontĂ© de disputer le premier match de Ligue 1, samedi au Mans, avec leur sponsor, la sociĂ©tĂ© de paris en ligne, Betclic.
«Nous jouerons avec notre sponsor. Vous le connaissez, vous l’avez vu», a confiĂ© Puel, au terme d’une confĂ©rence de presse donnĂ©e Ă la veille du dĂ©placement de l’OL dans la Sarthe, en rĂ©ponse Ă une question sur la nature du maillot qui serait utilisĂ© par l’Ă©quipe lyonnaise.
Or, si la loi sur l’ouverture des paris en ligne Ă la concurrence, adoptĂ©e le 21 juillet par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale, a lĂ©galisĂ© la publicitĂ© pour les opĂ©rateurs internationaux de paris en ligne, tels que Betclic, elle n’est censĂ©e s’appliquer qu’au 1er janvier 2010. En entrant sur la pelouse, affublĂ© de son sponsor, l’Ă©quipe lyonnaise se mettrait dans l’illĂ©galitĂ©.
Le sĂ©nateur UMP François Trucy, auteur de deux rapports parlementaires sur les jeux d’argent et de hasard, a indiquĂ© vendredi que Betclic et Lyon ne devaient «pas se mettre dans l’illĂ©galitĂ© quels que soient les retards Ă la mise en place du dispositif lĂ©gislatif et rĂ©glementaire» sur l’ouverture du marchĂ© des jeux en ligne.
Dans le cas contraire, l’arbitre peut refuser que Lyon ne dĂ©bute la rencontre, l’Ă©quipement n’ayant pas Ă©tĂ© enregistrĂ© par la Ligue de football professionnel (LFP).
Lors de la dernière coupe de la Paix, en juillet dernier, l’OL avait dĂ©jĂ revĂŞtu le maillot de la discorde. C’Ă©tait en Espagne. En France, le pari est risquĂ©.
(source : Libération.fr)

