Les sites Sajoo.fr et Bwin.fr étudient un rapprochement en vue de faire des économies.
La consolidation se poursuit dans le secteur des paris en ligne. Face aux conditions de marchĂ© difficiles, le groupe Amaury (Sajoo.fr) et Bwin ont entamĂ© des nĂ©gociations, afin de rapprocher les activitĂ©s françaises de chacun. Aujourd’hui, les discussions en sont Ă un stade prĂ©liminaire. « Il s’agit de voir de quelle façon l’on peut faire des Ă©conomies. Après, nous Ă©tudierons quels sont les changements capitalistiques et juridiques Ă©ventuels », indique-t-on en interne chez Amaury. Pour le moment, la disparition de la marque Sajoo, créée par le groupe Amaury dans les jeux d’argent sur Internet, n’est pas Ă l’ordre du jour. De source interne, le groupe justifie ce mouvement au regard des difficultĂ©s rencontrĂ©es sur le marchĂ© français par les opĂ©rateurs mais nie sa volontĂ© de se dĂ©sengager des paris sportifs, considĂ©rĂ©s comme un axe de diversification pour le propriĂ©taire de L’Equipe, du Parisien, d’Amaury Sport Organisation (qui organise le Tour de France) .
Pourtant, Sajoo, qui a, contrairement Ă Bwin ou Betclic, attendu l’ouverture du marchĂ© français Ă la concurrence en 2010 pour se lancer, estime avoir obtenu en un an une position honorable, avec 9% de part de marchĂ© des paris sportifs, au-dessus de son objectif initial de 5 Ă 7%. De son cĂ´tĂ©, Bwin, qui ne commente pas ces informations, dĂ©tiendrait en France entre 20 et 25% du marchĂ©, selon les estimations, derrière le numĂ©ro un, Betclic, propriĂ©tĂ© de StĂ©phane Courbit (40% du marchĂ© français). Avant le groupe Amaury, TF1 a jetĂ© l’Ă©ponge en se dĂ©sengageant complètement en mai d’Eurosportbet, sa filiale qui portait pourtant le nom de sa chaĂ®ne de sport. Canal Plus, qui avait nouĂ© un accord avec l’anglais Ladbrokes, n’a jamais rĂ©ussi Ă se lancer.
Ces tractations arrivent juste avant la clause de revoyure de la loi sur les jeux d’argent en ligne, entrĂ©e en vigueur en mai 2010, et prĂ©vue Ă l’automne. Les opĂ©rateurs de paris espèrent une baisse de la fiscalitĂ©, malgrĂ© une conjoncture prĂ©-Ă©lectorale peu favorable et des dĂ©ficits publics abyssaux. Le système actuel prĂ©voit une ponction de 9% des mises (les sommes investies par les joueurs), ce qui correspond Ă 50% du produit brut des jeux (Ă©quivalent du chiffre d’affaires).
(source : La Tribune)








