Les médias lorgnent les dépenses publicitaires des acteurs des paris en ligne.

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La libéralisation est prévue pour le 1er janvier 2010. Les médias lorgnent les dépenses publicitaires de ces nouveaux annonceurs.
Le pataquès lyonnais de cet Ă©tĂ© est symptomatique d’une situation explosive. L’Olympique Lyonnais (OL), l’un des leaders du championnat, a signĂ© un accord de sponsoring avec Betclic, opĂ©rateur de paris sportifs en ligne. Or, l’ouverture du marchĂ© des jeux d’argent sur Internet ne sera effective qu’au 1er janvier 2010. Et encore, il faut que le projet de loi soit examinĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale Ă  l’automne. Or, le parcours lĂ©gislatif accumule les retards. En attendant, Betclic, Unibet, Betway, Gamebooker et les autres demeurent illĂ©gaux sur le territoire français. L’OL aurait ainsi commis une infraction en s’appropriant les couleurs d’un tel bookmaker. La Ligue de football professionnel et Éric Woerth, ministre du Budget, ont fermement rappelĂ© le club Ă  l’ordre. Jean-Michel Aulas, le prĂ©sident de l’OL, a finalement renoncĂ©, mais enrage de ne pouvoir mettre la main sur ces sponsors qui dĂ©ferlent Ă  coup de millions d’euros sur le football europĂ©en, tels bwin, qui finance dĂ©sormais l’AC Milan et le Real Madrid.
Mais le foot français n’est pas le seul Ă  piaffer. EngluĂ©s dans la crise Ă©conomique, les mĂ©dias lorgnent les investissements publicitaires que les groupes de paris en ligne vont dĂ©penser pour se faire connaĂ®tre du public français. Plus d’une quinzaine d’opĂ©rateurs vont se ruer en mĂŞme temps lors de l’ouverture du marchĂ©. Quant Ă  La Française des jeux, elle perd son monopole, mais entend dĂ©fendre bec et ongles ses parts de marchĂ©.
C’est Ă  coups de martelage publicitaire, donc, que ces marques tenteront de s’imposer, puis de survivre. Il existe un prĂ©cĂ©dent. Le 3 avril 2006, 24 numĂ©ros commençant par 118 ont se sont lancĂ©s dans le renseignement tĂ©lĂ©phonique en lieu et place du 12 de France TĂ©lĂ©com. Ces nouveaux entrants ont dĂ©pensĂ© la première annĂ©e plus 100 millions d’euros brut en publicitĂ©. Une broutille comparĂ©e aux moyens colossaux des bookmakers et casinotiers, puisqu’en France l’ensemble des jeux d’argent (PMU, Tapis vert, Loto, etc.) brasse un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros. En outre, les paris sportifs gĂ©nèrent actuellement 7 % du chiffre d’affaires de La Française des jeux, soit 630 millions d’euros annuels.
Alliances et partenariats
Aussi les mĂ©dias font-ils dĂ©jĂ  leurs jeux ! Diverses alliances ont Ă©tĂ© signĂ©es avec ces puissants annonceurs. France TĂ©lĂ©visions Ă©duque les tĂ©lĂ©spectateurs avec son Ă©mission «CĂ´tĂ© match», produite par La Française des jeux. De simples cadeaux y sont Ă  gagner, mais les paris seront rĂ©munĂ©rĂ©s Ă  terme. Le service public ayant rĂ©cupĂ©rĂ© son crĂ©neau sur le hippisme, la pratique pourrait se gĂ©nĂ©raliser Ă  d’autres disciplines. RTL est Ă©galement partenaire de La Française des jeux, avec une Ă©mission dĂ©diĂ©e «On joue le match». De son cĂ´tĂ©, Europe 1 a conclu un accord de contenu avec Betclic. TF1, via sa filiale Eurosport, et le fonds d’investissement Serendipity ont, dĂ©jĂ  ouvert leur site de paris en ligne Eurosportbet au Royaume-Uni, marchĂ© test avant l’ouverture française. M6 est en discussion avec plusieurs opĂ©rateurs, dont bwin et Lottomatica. Quant aux gĂ©ants de la tĂ©lĂ©phonie, tel Orange, ils envisagent des partenariats Ă  diffĂ©rents niveaux, dont l’accès aux jeux par le biais de son mobile.

La libéralisation du marché des paris en ligne est prévue pour le 1er janvier 2010. Les médias lorgnent les dépenses publicitaires de ces nouveaux annonceurs.

Le pataquès lyonnais de cet Ă©tĂ© est symptomatique d’une situation explosive. L’Olympique Lyonnais (OL), l’un des leaders du championnat, a signĂ© un accord de sponsoring avec Betclic, opĂ©rateur de paris sportifs en ligne. Or, l’ouverture du marchĂ© des jeux d’argent sur Internet ne sera effective qu’au 1er janvier 2010. Et encore, il faut que le projet de loi soit examinĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale Ă  l’automne. Or, le parcours lĂ©gislatif accumule les retards. En attendant, Betclic, Unibet, Betway, Gamebooker et les autres demeurent illĂ©gaux sur le territoire français. L’OL aurait ainsi commis une infraction en s’appropriant les couleurs d’un tel bookmaker. La Ligue de football professionnel et Éric Woerth, ministre du Budget, ont fermement rappelĂ© le club Ă  l’ordre. Jean-Michel Aulas, le prĂ©sident de l’OL, a finalement renoncĂ©, mais enrage de ne pouvoir mettre la main sur ces sponsors qui dĂ©ferlent Ă  coup de millions d’euros sur le football europĂ©en, tels bwin, qui finance dĂ©sormais l’AC Milan et le Real Madrid.

Mais le foot français n’est pas le seul Ă  piaffer. EngluĂ©s dans la crise Ă©conomique, les mĂ©dias lorgnent les investissements publicitaires que les groupes de paris en ligne vont dĂ©penser pour se faire connaĂ®tre du public français. Plus d’une quinzaine d’opĂ©rateurs vont se ruer en mĂŞme temps lors de l’ouverture du marchĂ©. Quant Ă  La Française des jeux, elle perd son monopole, mais entend dĂ©fendre bec et ongles ses parts de marchĂ©.

C’est Ă  coups de martelage publicitaire, donc, que ces marques tenteront de s’imposer, puis de survivre. Il existe un prĂ©cĂ©dent. Le 3 avril 2006, 24 numĂ©ros commençant par 118 ont se sont lancĂ©s dans le renseignement tĂ©lĂ©phonique en lieu et place du 12 de France TĂ©lĂ©com. Ces nouveaux entrants ont dĂ©pensĂ© la première annĂ©e plus 100 millions d’euros brut en publicitĂ©. Une broutille comparĂ©e aux moyens colossaux des bookmakers et casinotiers, puisqu’en France l’ensemble des jeux d’argent (PMU, Tapis vert, Loto, etc.) brasse un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros. En outre, les paris sportifs gĂ©nèrent actuellement 7 % du chiffre d’affaires de La Française des jeux, soit 630 millions d’euros annuels.

Alliances et partenariats

Aussi les mĂ©dias font-ils dĂ©jĂ  leurs jeux ! Diverses alliances ont Ă©tĂ© signĂ©es avec ces puissants annonceurs. France TĂ©lĂ©visions Ă©duque les tĂ©lĂ©spectateurs avec son Ă©mission «CĂ´tĂ© match», produite par La Française des jeux. De simples cadeaux y sont Ă  gagner, mais les paris seront rĂ©munĂ©rĂ©s Ă  terme. Le service public ayant rĂ©cupĂ©rĂ© son crĂ©neau sur le hippisme, la pratique pourrait se gĂ©nĂ©raliser Ă  d’autres disciplines. RTL est Ă©galement partenaire de La Française des jeux, avec une Ă©mission dĂ©diĂ©e «On joue le match». De son cĂ´tĂ©, Europe 1 a conclu un accord de contenu avec Betclic. TF1, via sa filiale Eurosport, et le fonds d’investissement Serendipity ont, dĂ©jĂ  ouvert leur site de paris en ligne Eurosportbet au Royaume-Uni, marchĂ© test avant l’ouverture française. M6 est en discussion avec plusieurs opĂ©rateurs, dont bwin et Lottomatica. Quant aux gĂ©ants de la tĂ©lĂ©phonie, tel Orange, ils envisagent des partenariats Ă  diffĂ©rents niveaux, dont l’accès aux jeux par le biais de son mobile.

(source : Le Figaro)

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