La France a officiellement ouvert, mardi, son marchĂ© des jeux d’argent et de hasard en ligne, trois jours avant le dĂ©but de la Coupe du monde de football, après un dĂ©cret paru au Journal officiel (voir le texte).

Selon le dĂ©cret, l’AutoritĂ© de rĂ©gulation des jeux en ligne (Arjel), un organisme spĂ©cialement créé, a dĂ©livrĂ© 17 licences, ou « agrĂ©ments », Ă  onze opĂ©rateurs de jeux en ligne, afin de dĂ©marrer les paris dès le Mondial en Afrique du Sud (11 juin-11 juillet). Trois types de jeux sont concernĂ©s : paris hippiques mutuels, paris sportifs Ă  cote en direct sur des Ă©preuves rĂ©elles validĂ©es par les fĂ©dĂ©rations, et « jeux de cercle » comme le poker, bien que le lancement effectif ait Ă©tĂ© repoussĂ© Ă  la fin juin. L’Arjel a octroyĂ© les agrĂ©ments pour chaque jeu pour 20 000 euros et cinq ans renouvelables.

Les 11 opĂ©rateurs selectionnĂ©s par l’ARJEL

> Betclic Enterprises Limited
Agréments obtenus : Paris hippiques mutuel, Jeux de cercle et Paris sportifs en cote fixe et mutuel
> Beturf
Agrément obtenu : Paris hippiques mutuels
> BES SAS
Agréments obtenus : Jeux de cercle et Paris sportifs en cote fixe et mutuel
> Everest Gaming Limited
Agrément obtenu : Jeux de cercle
> Française des jeux
Agréments obtenus : Paris sportifs en cote fixe et mutuel
> France-Pari.fr
Agrément obtenu : Paris sportifs mutuels
> Iliad Gaming
Agréments obtenus : Paris sportifs Cote fixe et mutuel
> Pmu.fr
Agréments obtenus : Pari Mutuel Urbain, Jeux de cercle et Paris sportifs en cote fixe et mutuel
> Sajoo.fr
Agréments obtenus : Jeux de cercle et Paris sportifs en cote fixe et mutuel
> Eurosportbet.fr
Agréments obtenus : Jeux de cercle et Paris sportifs en cote fixe et mutuel
> Table 14
Agrément obtenu : Jeux de cercle

Qui se cachent derrière ces opérateurs dont les noms ne vous disent rien?

BES SAS est plus connu sous le nom commercial Bwin, Iliad Gaming (groupe Free) opère avec le groupe Chili Gaming d’Alexandre Dreyfus, Eurosportbet est opĂ©rĂ© par la chaine TV EuroSport donc le groupe TF1, Table14 est opĂ©rĂ© par Winamax et enfin Sajoo est une filiale du groupe de presse Amaury (propriĂ©taire du quotidien sportif l’Equipe).

On peut dĂ©jĂ  voir se profiler les gros opĂ©rateurs de ce marchĂ© qui vraisemblablement est condamnĂ© Ă  la concentration et il reste une grosse inconnue sur l’opĂ©rateur Beturf dont on ne connait pas grand chose et qui devrait agir sous le site www.leturf.fr.

Fiscalité et renforcement des controles

Le texte, qui interdit la participation des mineurs aux jeux d’argent et de hasard, renforce les mesures de lutte contre les sites illĂ©gaux de jeux d’argent. Il offre, par exemple, la possibilitĂ© pour des agents du ministère de l’IntĂ©rieur de participer sous pseudonyme Ă  des jeux en ligne.

La loi aligne la fiscalitĂ© des jeux en ligne sur celle des jeux en « dur », c’est-Ă -dire les casinos, La Française des jeux et le PMU.

L’Etat prĂ©lèvera 7,5% des mises des joueurs pour les paris sportifs et hippiques et 2% des mises pour le poker avec un plafond fixĂ© Ă  1 euro par donne, une partie de ces recettes Ă©tant affectĂ©e Ă  la lutte contre la dĂ©pendance aux jeux.

De plus, le texte prĂ©voit la possibilitĂ© pour un site illĂ©gal d’ĂŞtre bloquĂ© et les transactions financières entre les banques françaises des joueurs et les sites illĂ©gaux pourront Ă©galement ĂŞtre entravĂ©es.

Jean-François Vilotte, chargĂ© de « prĂ©figurer » la future autoritĂ© administrative indĂ©pendante de contrĂ´le des jeux en ligne, estime qu’une « centaine » de demandes de licences seront prĂ©sentĂ©es par des opĂ©rateurs français et Ă©trangers Ă  l’ouverture du marchĂ© en 2010.
L’AutoritĂ© de rĂ©gulation des jeux en ligne (Arjel) est inscrite dans le projet de loi sur l’ouverture des paris sportifs et hippiques et du poker sur internet qui sera examinĂ© « en principe » les 7 et 8 octobre par les dĂ©putĂ©s, a dĂ©clarĂ© vendredi devant la presse le ministre du Budget Eric Woerth.
Le ministre souhaite que tout le dispositif (loi, dĂ©crets d’application, crĂ©ation de l’Arjel …) soit prĂŞt pour la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du sud. L’Arjel dĂ©livrera les licences et surveillera l’activitĂ© des sites en ligne autorisĂ©s.
M. Vilotte, qui s’exprimait aux cĂ´tĂ©s de M. Woerth, a estimĂ© qu’une centaine d’opĂ©rateurs privĂ©s ou publics français ou Ă©trangers pourraient ĂŞtre candidats Ă  l’exploitation de paris ou de poker en ligne. Trois catĂ©gories de licences, a prĂ©cisĂ© M. Vilotte, seront proposĂ©es: paris hippiques, paris sportifs et poker.
M. Woerth a relevĂ© que le texte de loi prĂ©voit d’aligner la fiscalitĂ© des jeux en ligne et celle des jeux en « dur » (casinos, Française des jeux et PMU), ce qui reviendra Ă  baisser la fiscalitĂ© actuelle sur les jeux en « dur ». Les recettes fiscales 2009 provenant des jeux (casinos, FDJ, PMU) ses sont Ă©levĂ©es Ă  5 milliards d’euros et le ministre du Budget compte sur un niveau identique après l’ouverture du marchĂ©.
Actuellement seuls la FDJ et le PMU sont autorisés à proposer des paris sportifs ou hippiques en ligne.
Par ailleurs, M. Vilotte a assurĂ© que la rĂ©cente dĂ©cision de la Cour europĂ©enne de Justice lĂ©gitimant le monopole d’Etat au Portugal sur le marchĂ© des jeux en ligne « allait redonner de l’efficacitĂ© » aux procĂ©dures judiciaires pour lutter contre l’activitĂ© des sites illĂ©gaux. Actuellement, selon le ministère du Budget, 25.000 sites illĂ©gaux sont actifs en France et 5% de Français jouent sur ces sites.
M. Vilotte a prĂ©cisĂ© que, lorsque le dispositif entrera en vigueur, il sera demandĂ© aux fournisseurs d’accès Ă  internet d’empĂŞcher l’activitĂ© des sites illĂ©gaux. Des sanctions pĂ©nales contre les opĂ©rateurs illĂ©gaux ou le blocage des flux financiers entre joueurs et sites illĂ©gaux sont prĂ©vus dans le texte de loi.

Jean-François Vilotte, chargĂ© de « prĂ©figurer » la future autoritĂ© administrative indĂ©pendante de contrĂ´le des jeux en ligne, estime qu’une « centaine » de demandes de licences seront prĂ©sentĂ©es par des opĂ©rateurs français et Ă©trangers Ă  l’ouverture du marchĂ© en 2010.

L’AutoritĂ© de rĂ©gulation des jeux en ligne (Arjel) est inscrite dans le projet de loi sur l’ouverture des paris sportifs et hippiques et du poker sur internet qui sera examinĂ© « en principe » les 7 et 8 octobre par les dĂ©putĂ©s, a dĂ©clarĂ© vendredi devant la presse le ministre du Budget Eric Woerth.

Le ministre souhaite que tout le dispositif (loi, dĂ©crets d’application, crĂ©ation de l’Arjel …) soit prĂŞt pour la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du sud. L’Arjel dĂ©livrera les licences et surveillera l’activitĂ© des sites en ligne autorisĂ©s.

M. Vilotte, qui s’exprimait aux cĂ´tĂ©s de M. Woerth, a estimĂ© qu’une centaine d’opĂ©rateurs privĂ©s ou publics français ou Ă©trangers pourraient ĂŞtre candidats Ă  l’exploitation de paris ou de poker en ligne. Trois catĂ©gories de licences, a prĂ©cisĂ© M. Vilotte, seront proposĂ©es: paris hippiques, paris sportifs et poker.

M. Woerth a relevĂ© que le texte de loi prĂ©voit d’aligner la fiscalitĂ© des jeux en ligne et celle des jeux en « dur » (casinos, Française des jeux et PMU), ce qui reviendra Ă  baisser la fiscalitĂ© actuelle sur les jeux en « dur ». Les recettes fiscales 2009 provenant des jeux (casinos, FDJ, PMU) ses sont Ă©levĂ©es Ă  5 milliards d’euros et le ministre du Budget compte sur un niveau identique après l’ouverture du marchĂ©.

Actuellement seuls la FDJ et le PMU sont autorisés à proposer des paris sportifs ou hippiques en ligne.

Par ailleurs, M. Vilotte a assurĂ© que la rĂ©cente dĂ©cision de la Cour europĂ©enne de Justice lĂ©gitimant le monopole d’Etat au Portugal sur le marchĂ© des jeux en ligne « allait redonner de l’efficacitĂ© » aux procĂ©dures judiciaires pour lutter contre l’activitĂ© des sites illĂ©gaux. Actuellement, selon le ministère du Budget, 25.000 sites illĂ©gaux sont actifs en France et 5% de Français jouent sur ces sites.

M. Vilotte a prĂ©cisĂ© que, lorsque le dispositif entrera en vigueur, il sera demandĂ© aux fournisseurs d’accès Ă  internet d’empĂŞcher l’activitĂ© des sites illĂ©gaux. Des sanctions pĂ©nales contre les opĂ©rateurs illĂ©gaux ou le blocage des flux financiers entre joueurs et sites illĂ©gaux sont prĂ©vus dans le texte de loi.

(source AFP)

P-DG du PMU depuis mai dernier, Philippe Germond annonce au JDD que le PMU sera un des acteurs de la libéralisation des jeux et des paris sportifs en ligne. Un coup de poker préparé depuis le printemps dernier.
Comment le PMU s’en sort-il face à la crise?
Nous résistons plutôt bien, avec +1 % de croissance d’activité au premier semestre, à comparer à +4% en 2008. Le nombre de joueurs est resté stable. Et notre panier moyen – une dépense de 11 euros par joueur – n’a baissé que de 2 à 3 centimes d’euros. Le PMU a su s’adapter et innover. Ce qui compte dans notre métier, c’est de développer l’offre. Le nombre de courses a été augmenté de 3 à 4%, générant ainsi plus de paris Les plages horaires élargies, avec, par exemple, l’apparition des semi-nocturnes, les courses de fin d’après-midi. Sur certains produits sophistiqués, la mise de base, c’est-à-dire la plus basse possible en fonction des combinaisons choisies par les joueurs, a été divisée par deux avec un effet très positif.
2010 sera une année décisive avec l’arrivée de la concurrence des paris sur Internet. Comment vous préparez-vous?
Le vrai sujet pour le PMU est de résister à la pression des autres sports. Par exemple, lorsqu’une compétition importante de football a lieu, c’est une concurrence directe pour les paris hippiques. Nous savons qu’un tiers de nos joueurs sont susceptibles de miser sur d’autres sports. Avec la libéralisation des jeux sur Internet, ce risque devient réel pour nous. Nous devons donc le transformer en opportunité. Le PMU se prépare depuis plusieurs mois à lancer une offre globale de paris sportifs. Nous nous mettons en position d’être prêts le jour J ; la décision définitive de lancement sera prise en fonction de la loi.
Quel sera votre positionnement et avec quels alliés?
Nous voulons nous lancer nous-mêmes, avec nos propres moyens, le PMU en est parfaitement capable. L’investissement est très raisonnable, les progiciels de paris sont disponibles sur le marché. Nous n’irons donc pas chercher d’opérateur extérieur. Et puis nous disposons d’un atout majeur : 13 % des Français jouent au PMU et pmu.fr est, de loin, le premier site de paris avec quelques centaines de milliers de clients.
Et une marque à très forte notoriété : le PMU. Allez-vous en créer une nouvelle? Et sur quels sports opérer?
Savez-vous que PMU est un nom commun dans le Larousse! Nous irons sur ce marché avec cette marque ultralégitime. Nous sommes déjà dans le monde du sport via nos activités de sponsoring: Tour de France, Top 14, Roland-Garros… Le PMU est rassurant pour le consommateur, un espace convivial, un espace éthique. Nous trouvons ces valeurs en ligne à travers la marque PMU sur les paris hippiques aujourd’hui. Quant à notre offre, que nous voulons la plus compétitive, elle sera composée de football qui devrait représenter 70 à 80 % du marché, puis des autres sports majeurs comme le tennis ou le rugby. Nous n’avons pas encore pris notre décision en ce qui concerne le poker. Mais opérer sur le poker est moins compliqué que sur les paris sportifs, il n’y a pas de cote à établir.
La concurrence sera rude. Que peut peser le PMU en 2010?
Nombreuse, oui. Notez que nos concurrents devront toutefois s’acquitter eux aussi d’une redevance (8 %) pour financer la filière hippique, ce qui nous met sur un pied d’égalité. Quant au marché des paris sportifs en ligne, en 2012, les experts estiment qu’il sera en France de 2 à 3 milliards d’euros. Le PMU doit pouvoir prendre 20 % à 25 % de cette somme, soit 400 à 500 millions d’euros. C’est-à-dire 5 % de notre chiffre d’affaires.
Quels seront les différents canaux de ce nouveau PMU?
D’abord notre réseau physique, dont nous conservons le monopole. Nous allons le développer, passant d’environ 10.000 points de vente aujourd’hui à 12.000 à terme sous deux ans. Sur internet, nous réalisons déjà 7 à 8 % de nos revenus. Nous pourrions finir l’année 2009 avec 650 à 700 millions d’euros de chiffre d’affaires en ligne, ce qui fait du PMU un des cinq plus gros sites marchands d’internet en France. A terme, internet pourrait peser presque un tiers de l’activité. Il faut déjà imaginer parier via son smartphone. Une course de deux minutes est particulièrement adaptée à ce marché et ces outils.
Peut-on imaginer un développement international du PMU?
Il est vrai que nous sommes déjà numéro deux mondial derrière le Japon. Le PMU possède un très gros potentiel de croissance à l’international. Nous proposons déjà certaines courses étrangères à nos clients. Dans le futur, j’aimerais aller plus loin, pouvoir parier sur internet 24 heures sur 24, avec des événements de l’Australie à l’Amérique du sud. Le modèle français, le PMU qui finance une filière hippique d’excellence, est un modèle reconnu dans le monde entier. Nous pourrions proposer plus de courses françaises à l’internationale, voire nous développer dans certains pays.

Philippe-Germond_pmu

P-DG du PMU depuis mai dernier, Philippe Germond annonce au JDD que le PMU sera un des acteurs de la libéralisation des jeux et des paris sportifs en ligne. Un coup de poker préparé depuis le printemps dernier.

Comment le PMU s’en sort-il face à la crise?

Nous résistons plutôt bien, avec +1 % de croissance d’activité au premier semestre, à comparer à +4% en 2008. Le nombre de joueurs est resté stable. Et notre panier moyen – une dépense de 11 euros par joueur – n’a baissé que de 2 à 3 centimes d’euros. Le PMU a su s’adapter et innover. Ce qui compte dans notre métier, c’est de développer l’offre. Le nombre de courses a été augmenté de 3 à 4%, générant ainsi plus de paris Les plages horaires élargies, avec, par exemple, l’apparition des semi-nocturnes, les courses de fin d’après-midi. Sur certains produits sophistiqués, la mise de base, c’est-à-dire la plus basse possible en fonction des combinaisons choisies par les joueurs, a été divisée par deux avec un effet très positif.

2010 sera une année décisive avec l’arrivée de la concurrence des paris sur Internet. Comment vous préparez-vous?

Le vrai sujet pour le PMU est de résister à la pression des autres sports. Par exemple, lorsqu’une compétition importante de football a lieu, c’est une concurrence directe pour les paris hippiques. Nous savons qu’un tiers de nos joueurs sont susceptibles de miser sur d’autres sports. Avec la libéralisation des jeux sur Internet, ce risque devient réel pour nous. Nous devons donc le transformer en opportunité. Le PMU se prépare depuis plusieurs mois à lancer une offre globale de paris sportifs. Nous nous mettons en position d’être prêts le jour J ; la décision définitive de lancement sera prise en fonction de la loi.

[...]

Et une marque à très forte notoriété : le PMU. Allez-vous en créer une nouvelle? Et sur quels sports opérer?

Savez-vous que PMU est un nom commun dans le Larousse! Nous irons sur ce marché avec cette marque ultralégitime. Nous sommes déjà dans le monde du sport via nos activités de sponsoring: Tour de France, Top 14, Roland-Garros… Le PMU est rassurant pour le consommateur, un espace convivial, un espace éthique. Nous trouvons ces valeurs en ligne à travers la marque PMU sur les paris hippiques aujourd’hui. Quant à notre offre, que nous voulons la plus compétitive, elle sera composée de football qui devrait représenter 70 à 80 % du marché, puis des autres sports majeurs comme le tennis ou le rugby. Nous n’avons pas encore pris notre décision en ce qui concerne le poker. Mais opérer sur le poker est moins compliqué que sur les paris sportifs, il n’y a pas de cote à établir.

La concurrence sera rude. Que peut peser le PMU en 2010?

Nombreuse, oui. Notez que nos concurrents devront toutefois s’acquitter eux aussi d’une redevance (8 %) pour financer la filière hippique, ce qui nous met sur un pied d’égalité. Quant au marché des paris sportifs en ligne, en 2012, les experts estiment qu’il sera en France de 2 à 3 milliards d’euros. Le PMU doit pouvoir prendre 20 % à 25 % de cette somme, soit 400 à 500 millions d’euros. C’est-à-dire 5 % de notre chiffre d’affaires.

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>> lire l’article en intĂ©gralitĂ© sur JDD.fr

bruel_pokerQuinze cents joueurs de poker amateurs et professionnels, dont l’acteur Patrick Bruel et l’ancien international de football Vikash Dhorasoo, s’affronteront samedi et dimanche pour un tournoi de poker dans la salle du Carrousel du Louvre Ă  Paris.

Ce tournoi gratuit est prĂ©sentĂ© par les organisateurs comme « le plus gros tournoi de poker jamais organisĂ© en Europe ».

Il confirme le succès du poker en France qui compte, selon les spĂ©cialistes, plus de 500.000 joueurs dans les casinos ou sur les sites, sans compter la dizaine d’Ă©missions tĂ©lĂ©visĂ©es et de magazines spĂ©cialisĂ©s.

Ce tournoi est la première des 13 étapes de la 5ème édition du France Poker Tour (FPT), dont la finale se déroulera en janvier 2010 à Paris. Les 30 meilleurs joueurs du tournoi du Louvre participeront à cette finale.

La première Ă©dition du FPT en 2005 avait rĂ©uni 300 joueurs, dont 60 pour la finale dotĂ©e de 2.000 euros. Pour l’Ă©dition 2009, les organisateurs attendent un total de 7.500 participants, dont 500 pour la finale dotĂ©e de 500.000 euros.

Ce week-end au Louvre, les 1.500 joueurs attendus s’affronteront autour de 150 tables avec 300 jeux de cartes et 35.000 jetons prĂ©vus par les organisateurs, parmi lesquels figurent la FĂ©dĂ©ration française des joueurs de poker et le site de poker Winamax.

Ce site, Ă  l’origine anglais, vient d’ĂŞtre repris par Patrick Bruel, champion du monde de poker en 1998, et trois autres actionnaires. Winamax est candidat Ă  une licence de poker en France dans le cadre de l’ouverture du marchĂ© des jeux (paris hippiques mutuels, paris sportifs Ă  cote et poker) en ligne, prĂ©vu Ă  partir du 1er janvier 2010.

Le marchĂ© français du poker en ligne intĂ©resse de nombreux sites spĂ©cialisĂ©s. Selon Graham Wood, consultant international spĂ©cialisĂ©, le chiffre d’affaires annuel des sites de poker en ligne pourrait atteindre un milliard d’euros en France.

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RMC va rĂ©aliser le contenu d’une radio sur internet pour l’opĂ©rateur de paris sportifs et de jeux en ligne Unibet, dont l’ouverture est prĂ©vue pour septembre, a indiquĂ© mardi François Pesenti, directeur gĂ©nĂ©ral de RMC Sport.
La radio RMC, propriĂ©tĂ© du groupe NextRadioTV (BFM, BFM TV …), va fournir sur ce site des programmes sonores tĂ©lĂ©chargeables (« podcast ») de 10 Ă  15 minutes sur le football ou le tennis, ainsi qu’un journal des sports, a soulignĂ© M. Pesenti lors d’une confĂ©rence de presse.
Il s’agira d’une « marque blanche », c’est-Ă -dire que la marque RMC ne sera pas citĂ©e sur cette radio dĂ©diĂ©e aux paris en ligne.
Unibet et RMC avaient déjà signé un partenariat en avril, prévoyant que le premier sponsorise une émission de paris sportifs pour le second. Cependant, ils y ont mis fin en mai, la publicité pour paris en ligne étant encore interdite.
Une loi sur l’ouverture des paris en ligne Ă  la concurrence a Ă©tĂ© adoptĂ©e en juillet par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale, lĂ©galisant la publicitĂ© pour les opĂ©rateurs internationaux de paris en ligne (Betclic, Unibet, Bwin…). Mais elle ne sera appliquĂ©e que le 1er janvier 2010 au plus tĂ´t, car le cadre lĂ©gislatif et rĂ©glementaire français n’est pas encore opĂ©rationnel.
Pour le moment, seuls le PMU et la Française des Jeux (FDJ) peuvent proposer des paris sur internet (1,170 milliard d’euros en 2008) et donc en faire la publicitĂ©.
Le pari en ligne reprĂ©sente pour RMC un enjeu « très important en terme d’audience », a insistĂ© Alain Weill, prĂ©sident du groupe NextRadioTV, lors de la confĂ©rence de presse.
RMC propose depuis trois mois une Ă©mission hebdomadaire pour les parieurs en ligne qui attire 900.000 auditeurs. Elle devrait devenir quotidienne « dès cette semaine ».
Quand la publicitĂ© sera autorisĂ©e, 10% du chiffre d’affaires de RMC devrait provenir des opĂ©rateurs de paris en ligne, a estimĂ© M. Weill.
Pour l’heure, les recettes publicitaires de RMC sont en baisse: elles ont reculĂ© de 5% au premier semestre par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode un an plus tĂ´t.
Une contre-performance Ă  relativiser par rapport Ă  une baisse moyenne du marchĂ© de 10%, selon M. Weill. Cependant, il n’y a « aucune visibilitĂ© » pour le second semestre, car les annonceurs se dĂ©cident au dernier moment, a-t-il ajoutĂ©.

(source: AFP)

La libéralisation est prévue pour le 1er janvier 2010. Les médias lorgnent les dépenses publicitaires de ces nouveaux annonceurs.
Le pataquès lyonnais de cet Ă©tĂ© est symptomatique d’une situation explosive. L’Olympique Lyonnais (OL), l’un des leaders du championnat, a signĂ© un accord de sponsoring avec Betclic, opĂ©rateur de paris sportifs en ligne. Or, l’ouverture du marchĂ© des jeux d’argent sur Internet ne sera effective qu’au 1er janvier 2010. Et encore, il faut que le projet de loi soit examinĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale Ă  l’automne. Or, le parcours lĂ©gislatif accumule les retards. En attendant, Betclic, Unibet, Betway, Gamebooker et les autres demeurent illĂ©gaux sur le territoire français. L’OL aurait ainsi commis une infraction en s’appropriant les couleurs d’un tel bookmaker. La Ligue de football professionnel et Éric Woerth, ministre du Budget, ont fermement rappelĂ© le club Ă  l’ordre. Jean-Michel Aulas, le prĂ©sident de l’OL, a finalement renoncĂ©, mais enrage de ne pouvoir mettre la main sur ces sponsors qui dĂ©ferlent Ă  coup de millions d’euros sur le football europĂ©en, tels bwin, qui finance dĂ©sormais l’AC Milan et le Real Madrid.
Mais le foot français n’est pas le seul Ă  piaffer. EngluĂ©s dans la crise Ă©conomique, les mĂ©dias lorgnent les investissements publicitaires que les groupes de paris en ligne vont dĂ©penser pour se faire connaĂ®tre du public français. Plus d’une quinzaine d’opĂ©rateurs vont se ruer en mĂŞme temps lors de l’ouverture du marchĂ©. Quant Ă  La Française des jeux, elle perd son monopole, mais entend dĂ©fendre bec et ongles ses parts de marchĂ©.
C’est Ă  coups de martelage publicitaire, donc, que ces marques tenteront de s’imposer, puis de survivre. Il existe un prĂ©cĂ©dent. Le 3 avril 2006, 24 numĂ©ros commençant par 118 ont se sont lancĂ©s dans le renseignement tĂ©lĂ©phonique en lieu et place du 12 de France TĂ©lĂ©com. Ces nouveaux entrants ont dĂ©pensĂ© la première annĂ©e plus 100 millions d’euros brut en publicitĂ©. Une broutille comparĂ©e aux moyens colossaux des bookmakers et casinotiers, puisqu’en France l’ensemble des jeux d’argent (PMU, Tapis vert, Loto, etc.) brasse un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros. En outre, les paris sportifs gĂ©nèrent actuellement 7 % du chiffre d’affaires de La Française des jeux, soit 630 millions d’euros annuels.
Alliances et partenariats
Aussi les mĂ©dias font-ils dĂ©jĂ  leurs jeux ! Diverses alliances ont Ă©tĂ© signĂ©es avec ces puissants annonceurs. France TĂ©lĂ©visions Ă©duque les tĂ©lĂ©spectateurs avec son Ă©mission «CĂ´tĂ© match», produite par La Française des jeux. De simples cadeaux y sont Ă  gagner, mais les paris seront rĂ©munĂ©rĂ©s Ă  terme. Le service public ayant rĂ©cupĂ©rĂ© son crĂ©neau sur le hippisme, la pratique pourrait se gĂ©nĂ©raliser Ă  d’autres disciplines. RTL est Ă©galement partenaire de La Française des jeux, avec une Ă©mission dĂ©diĂ©e «On joue le match». De son cĂ´tĂ©, Europe 1 a conclu un accord de contenu avec Betclic. TF1, via sa filiale Eurosport, et le fonds d’investissement Serendipity ont, dĂ©jĂ  ouvert leur site de paris en ligne Eurosportbet au Royaume-Uni, marchĂ© test avant l’ouverture française. M6 est en discussion avec plusieurs opĂ©rateurs, dont bwin et Lottomatica. Quant aux gĂ©ants de la tĂ©lĂ©phonie, tel Orange, ils envisagent des partenariats Ă  diffĂ©rents niveaux, dont l’accès aux jeux par le biais de son mobile.

La libéralisation du marché des paris en ligne est prévue pour le 1er janvier 2010. Les médias lorgnent les dépenses publicitaires de ces nouveaux annonceurs.

Le pataquès lyonnais de cet Ă©tĂ© est symptomatique d’une situation explosive. L’Olympique Lyonnais (OL), l’un des leaders du championnat, a signĂ© un accord de sponsoring avec Betclic, opĂ©rateur de paris sportifs en ligne. Or, l’ouverture du marchĂ© des jeux d’argent sur Internet ne sera effective qu’au 1er janvier 2010. Et encore, il faut que le projet de loi soit examinĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale Ă  l’automne. Or, le parcours lĂ©gislatif accumule les retards. En attendant, Betclic, Unibet, Betway, Gamebooker et les autres demeurent illĂ©gaux sur le territoire français. L’OL aurait ainsi commis une infraction en s’appropriant les couleurs d’un tel bookmaker. La Ligue de football professionnel et Éric Woerth, ministre du Budget, ont fermement rappelĂ© le club Ă  l’ordre. Jean-Michel Aulas, le prĂ©sident de l’OL, a finalement renoncĂ©, mais enrage de ne pouvoir mettre la main sur ces sponsors qui dĂ©ferlent Ă  coup de millions d’euros sur le football europĂ©en, tels bwin, qui finance dĂ©sormais l’AC Milan et le Real Madrid.

Mais le foot français n’est pas le seul Ă  piaffer. EngluĂ©s dans la crise Ă©conomique, les mĂ©dias lorgnent les investissements publicitaires que les groupes de paris en ligne vont dĂ©penser pour se faire connaĂ®tre du public français. Plus d’une quinzaine d’opĂ©rateurs vont se ruer en mĂŞme temps lors de l’ouverture du marchĂ©. Quant Ă  La Française des jeux, elle perd son monopole, mais entend dĂ©fendre bec et ongles ses parts de marchĂ©.

C’est Ă  coups de martelage publicitaire, donc, que ces marques tenteront de s’imposer, puis de survivre. Il existe un prĂ©cĂ©dent. Le 3 avril 2006, 24 numĂ©ros commençant par 118 ont se sont lancĂ©s dans le renseignement tĂ©lĂ©phonique en lieu et place du 12 de France TĂ©lĂ©com. Ces nouveaux entrants ont dĂ©pensĂ© la première annĂ©e plus 100 millions d’euros brut en publicitĂ©. Une broutille comparĂ©e aux moyens colossaux des bookmakers et casinotiers, puisqu’en France l’ensemble des jeux d’argent (PMU, Tapis vert, Loto, etc.) brasse un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros. En outre, les paris sportifs gĂ©nèrent actuellement 7 % du chiffre d’affaires de La Française des jeux, soit 630 millions d’euros annuels.

Alliances et partenariats

Aussi les mĂ©dias font-ils dĂ©jĂ  leurs jeux ! Diverses alliances ont Ă©tĂ© signĂ©es avec ces puissants annonceurs. France TĂ©lĂ©visions Ă©duque les tĂ©lĂ©spectateurs avec son Ă©mission «CĂ´tĂ© match», produite par La Française des jeux. De simples cadeaux y sont Ă  gagner, mais les paris seront rĂ©munĂ©rĂ©s Ă  terme. Le service public ayant rĂ©cupĂ©rĂ© son crĂ©neau sur le hippisme, la pratique pourrait se gĂ©nĂ©raliser Ă  d’autres disciplines. RTL est Ă©galement partenaire de La Française des jeux, avec une Ă©mission dĂ©diĂ©e «On joue le match». De son cĂ´tĂ©, Europe 1 a conclu un accord de contenu avec Betclic. TF1, via sa filiale Eurosport, et le fonds d’investissement Serendipity ont, dĂ©jĂ  ouvert leur site de paris en ligne Eurosportbet au Royaume-Uni, marchĂ© test avant l’ouverture française. M6 est en discussion avec plusieurs opĂ©rateurs, dont bwin et Lottomatica. Quant aux gĂ©ants de la tĂ©lĂ©phonie, tel Orange, ils envisagent des partenariats Ă  diffĂ©rents niveaux, dont l’accès aux jeux par le biais de son mobile.

(source : Le Figaro)

Le club de Jean-Michel Aulas a annoncĂ© sa volontĂ© d’afficher son sponsor, Betclic, une sociĂ©tĂ© de paris en ligne, sur ses maillots dès samedi. Au risque de rentrer dans l’illĂ©galitĂ©.
L’intĂ©rĂŞt Ă©conomique peut-il avoir raison de l’aspect sportif? Telle est la question que les dirigeants de l’Olympique lyonnais devront se poser samedi soir. Ces derniers ont annoncĂ© vendredi leur volontĂ© de disputer le premier match de Ligue 1, samedi au Mans, avec leur sponsor, la sociĂ©tĂ© de paris en ligne, Betclic.
«Nous jouerons avec notre sponsor. Vous le connaissez, vous l’avez vu», a confiĂ© Puel, au terme d’une confĂ©rence de presse donnĂ©e Ă  la veille du dĂ©placement de l’OL dans la Sarthe, en rĂ©ponse Ă  une question sur la nature du maillot qui serait utilisĂ© par l’Ă©quipe lyonnaise.
Or, si la loi sur l’ouverture des paris en ligne Ă  la concurrence, adoptĂ©e le 21 juillet par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale, a lĂ©galisĂ© la publicitĂ© pour les opĂ©rateurs internationaux de paris en ligne, tels que Betclic, elle n’est censĂ©e s’appliquer qu’au 1er janvier 2010. En entrant sur la pelouse, affublĂ© de son sponsor, l’Ă©quipe lyonnaise se mettrait dans l’illĂ©galitĂ©.
Le sĂ©nateur UMP François Trucy, auteur de deux rapports parlementaires sur les jeux d’argent et de hasard, a indiquĂ© vendredi que Betclic et Lyon ne devaient «pas se mettre dans l’illĂ©galitĂ© quels que soient les retards Ă  la mise en place du dispositif lĂ©gislatif et rĂ©glementaire» sur l’ouverture du marchĂ© des jeux en ligne.
Dans le cas contraire, l’arbitre peut refuser que Lyon ne dĂ©bute la rencontre, l’Ă©quipement n’ayant pas Ă©tĂ© enregistrĂ© par la Ligue de football professionnel (LFP).
Lors de la dernière coupe de la Paix, en juillet dernier, l’OL avait dĂ©jĂ  revĂŞtu le maillot de la discorde. C’Ă©tait en Espagne. En France, le pari est risquĂ©.

ol_betclicLe club de Jean-Michel Aulas a annoncĂ© sa volontĂ© d’afficher son sponsor, Betclic, une sociĂ©tĂ© de paris en ligne, sur ses maillots dès samedi. Au risque de rentrer dans l’illĂ©galitĂ©.

L’intĂ©rĂŞt Ă©conomique peut-il avoir raison de l’aspect sportif? Telle est la question que les dirigeants de l’Olympique lyonnais devront se poser samedi soir. Ces derniers ont annoncĂ© vendredi leur volontĂ© de disputer le premier match de Ligue 1, samedi au Mans, avec leur sponsor, la sociĂ©tĂ© de paris en ligne, Betclic.

«Nous jouerons avec notre sponsor. Vous le connaissez, vous l’avez vu», a confiĂ© Puel, au terme d’une confĂ©rence de presse donnĂ©e Ă  la veille du dĂ©placement de l’OL dans la Sarthe, en rĂ©ponse Ă  une question sur la nature du maillot qui serait utilisĂ© par l’Ă©quipe lyonnaise.

Or, si la loi sur l’ouverture des paris en ligne Ă  la concurrence, adoptĂ©e le 21 juillet par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale, a lĂ©galisĂ© la publicitĂ© pour les opĂ©rateurs internationaux de paris en ligne, tels que Betclic, elle n’est censĂ©e s’appliquer qu’au 1er janvier 2010. En entrant sur la pelouse, affublĂ© de son sponsor, l’Ă©quipe lyonnaise se mettrait dans l’illĂ©galitĂ©.

Le sĂ©nateur UMP François Trucy, auteur de deux rapports parlementaires sur les jeux d’argent et de hasard, a indiquĂ© vendredi que Betclic et Lyon ne devaient «pas se mettre dans l’illĂ©galitĂ© quels que soient les retards Ă  la mise en place du dispositif lĂ©gislatif et rĂ©glementaire» sur l’ouverture du marchĂ© des jeux en ligne.

Dans le cas contraire, l’arbitre peut refuser que Lyon ne dĂ©bute la rencontre, l’Ă©quipement n’ayant pas Ă©tĂ© enregistrĂ© par la Ligue de football professionnel (LFP).

Lors de la dernière coupe de la Paix, en juillet dernier, l’OL avait dĂ©jĂ  revĂŞtu le maillot de la discorde. C’Ă©tait en Espagne. En France, le pari est risquĂ©.

(source : Libération.fr)

Jeux en ligne : la commission des Finances renforce les pouvoirs de l’autoritĂ© de rĂ©gulation
Le projet de loi sur l’ouverture du marchĂ© français des jeux en ligne a Ă©tĂ© amendĂ© dans trois grands domaines par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale : l’autoritĂ© de rĂ©gulation Arjel, la fiscalitĂ© et, enfin, la lutte contre l’addiction. Le texte sera examinĂ© fin septembre-dĂ©but octobre par l’AssemblĂ©e nationale.
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Le  » projet de loi relatif Ă  l’ouverture Ă  la concurrence et Ă  la rĂ©gulation du secteur des jeux et de hasard en ligne  » a Ă©tĂ© significativement amendĂ© Ă  l’issue des travaux prĂ©paratoires Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Le texte, examinĂ© dans la soirĂ©e et la nuit de mardi Ă  mercredi par la commission des ­Finances de l’AssemblĂ©e nationale – saisie au fond – en prĂ©sence du ministre du Budget, Eric Woerth, et des rapporteurs des commissions des Affaires Ă©conomiques et commission des Lois – saisies pour avis -, a Ă©tĂ© retouchĂ© dans trois grands domaines : les pouvoirs de l’autoritĂ© de rĂ©gulation des jeux en ligne (Arjel), la fiscalitĂ© et, enfin, la lutte contre l’addiction.  » Il y a pas mal d’Ă©volutions mais l’Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral est respectĂ©  » , observe le rapporteur de la commission des ­Finances, le dĂ©putĂ© UMP Jean-François ­Lamour.
Le rĂ´le de l’Arjel est ainsi renforcĂ© en matière de lutte contre les sites illĂ©gaux avec la mise Ă  sa disposition de  » cyberpatrouilleurs  » du ministère de l’IntĂ©rieur mais aussi des Douanes. En outre, l’autoritĂ© de rĂ©gulation se voit attribuĂ©e la possibilitĂ© d’une injonction directe auprès des  » hĂ©bergeurs  » des sites illĂ©gaux, alors que le texte initial prĂ©voyait une saisie du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s. Autre nouveautĂ©, elle pourra demander Ă  Bercy le blocage des transactions.
Par ailleurs, et conformĂ©ment Ă  la rĂ©ponse de la France Ă  l’avis circonstanciĂ© de la Commission europĂ©enne sur le projet de loi, la prise en compte des contrĂ´les et agrĂ©ments obtenus dans un autre Etat membre de l’Union est bien spĂ©cifiĂ©e dans le cadre des candidatures Ă  l’obtention des licences, ce qui ne signifie pas toutefois son attribution automatique aux candidats opĂ©rateurs.
Soutien aux communes
Dans le domaine fiscal, il est Ă  noter l’amĂ©lioration du financement du sport amateur avec le relèvement du taux de prĂ©lèvement, de 1 % initialement Ă  1,8 %, et ce en trois ans : 1,3 % en 2010, 1,5 % en 2011 et 1,8 % en 2012. A terme, il est donc alignĂ© sur celui existant pour le rĂ©seau physique de la Française des Jeux (FDJ) avec une diffĂ©rence notable, l’absence de plafonnement (celui-ci s’est Ă©levĂ© Ă  163 millions d’euros en 2008 pour le rĂ©seau FDJ).
En outre, le taux de prĂ©lèvement de 2 % instaurĂ© pour ­chaque mise dans le poker en ligne est plafonnĂ© Ă  1 euro par  » pot « , sachant qu’il y a environ 120 donnes par heure en moyenne, l’objectif Ă©tant de ­rendre le jeu plus compĂ©titifpar rapport aux pratiques constatĂ©es Ă  l’Ă©tranger. En parallèle, l’utilisation des recettes fiscales tirĂ©es du poker en ligne a Ă©tĂ© amendĂ©e de manière Ă  soutenir les communes abritant un casino, et qui pourraient ĂŞtre fragilisĂ©es par l’essor des jeux en ligne : Ă  l’instar de ce qui est dĂ©jĂ  prĂ©vu pour le financement du patrimoine, elles percevront 15 % des sommes collectĂ©es, mais l’enveloppe est plafonnĂ©e Ă  10 millions. Un dispositif similaire a Ă©galement Ă©tĂ© adoptĂ© pour les communes abritant un hippodrome avec, lĂ  aussi, une enveloppe de 10 millions, accompagnĂ©e d’un plafond de 700.000 euros par ville.
Protection des joueurs
En matière de lutte contre l’addiction, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de doubler, Ă  10 millions, le montant Ă  allouer a l’Institut national de prĂ©vention et d’Ă©ducation pour la santĂ©, afin de financer les centres spĂ©cialisĂ©s. Autre nouveautĂ© importante : la mise en place d’un numĂ©ro tĂ©lĂ©phonique national. La protection des joueurs passe aussi par une clarification importante, le projet de loi stipulant dĂ©sormais qu’ils auront connaissance du montant de leur perte potentielle. De mĂŞme, et Ă  la suite d’un long dĂ©bat, a Ă©tĂ© clarifiĂ©e la portĂ©e des droits d’exploitation Ă  des fins commerciales dont disposent les organisateurs d’Ă©vĂ©nements ­sportifs.
Mais nul doute, que, dans ce domaine, comme pour bien d’autres, le projet de loi sur les jeux en ligne, qui sera examinĂ© fin septembre-dĂ©but octobre par l’AssemblĂ©e, fera l’objet d’un dĂ©bat sportif.

Le projet de loi sur l’ouverture du marchĂ© français des jeux en ligne a Ă©tĂ© amendĂ© dans trois grands domaines par la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale : l’autoritĂ© de rĂ©gulation Arjel, la fiscalitĂ© et, enfin, la lutte contre l’addiction. Le texte sera examinĂ© fin septembre-dĂ©but octobre par l’AssemblĂ©e nationale.
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Le  » projet de loi relatif Ă  l’ouverture Ă  la concurrence et Ă  la rĂ©gulation du secteur des jeux et de hasard en ligne  » a Ă©tĂ© significativement amendĂ© Ă  l’issue des travaux prĂ©paratoires Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Le texte, examinĂ© dans la soirĂ©e et la nuit de mardi Ă  mercredi par la commission des ­Finances de l’AssemblĂ©e nationale – saisie au fond – en prĂ©sence du ministre du Budget, Eric Woerth, et des rapporteurs des commissions des Affaires Ă©conomiques et commission des Lois – saisies pour avis -, a Ă©tĂ© retouchĂ© dans trois grands domaines : les pouvoirs de l’autoritĂ© de rĂ©gulation des jeux en ligne (Arjel), la fiscalitĂ© et, enfin, la lutte contre l’addiction.  » Il y a pas mal d’Ă©volutions mais l’Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral est respectĂ©  » , observe le rapporteur de la commission des ­Finances, le dĂ©putĂ© UMP Jean-François ­Lamour.

Le rĂ´le de l’Arjel est ainsi renforcĂ© en matière de lutte contre les sites illĂ©gaux avec la mise Ă  sa disposition de  » cyberpatrouilleurs  » du ministère de l’IntĂ©rieur mais aussi des Douanes. En outre, l’autoritĂ© de rĂ©gulation se voit attribuĂ©e la possibilitĂ© d’une injonction directe auprès des  » hĂ©bergeurs  » des sites illĂ©gaux, alors que le texte initial prĂ©voyait une saisie du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s. Autre nouveautĂ©, elle pourra demander Ă  Bercy le blocage des transactions.

Par ailleurs, et conformĂ©ment Ă  la rĂ©ponse de la France Ă  l’avis circonstanciĂ© de la Commission europĂ©enne sur le projet de loi, la prise en compte des contrĂ´les et agrĂ©ments obtenus dans un autre Etat membre de l’Union est bien spĂ©cifiĂ©e dans le cadre des candidatures Ă  l’obtention des licences, ce qui ne signifie pas toutefois son attribution automatique aux candidats opĂ©rateurs.

Soutien aux communes

Dans le domaine fiscal, il est Ă  noter l’amĂ©lioration du financement du sport amateur avec le relèvement du taux de prĂ©lèvement, de 1 % initialement Ă  1,8 %, et ce en trois ans : 1,3 % en 2010, 1,5 % en 2011 et 1,8 % en 2012. A terme, il est donc alignĂ© sur celui existant pour le rĂ©seau physique de la Française des Jeux (FDJ) avec une diffĂ©rence notable, l’absence de plafonnement (celui-ci s’est Ă©levĂ© Ă  163 millions d’euros en 2008 pour le rĂ©seau FDJ).

En outre, le taux de prĂ©lèvement de 2 % instaurĂ© pour ­chaque mise dans le poker en ligne est plafonnĂ© Ă  1 euro par  » pot « , sachant qu’il y a environ 120 donnes par heure en moyenne, l’objectif Ă©tant de ­rendre le jeu plus compĂ©titifpar rapport aux pratiques constatĂ©es Ă  l’Ă©tranger. En parallèle, l’utilisation des recettes fiscales tirĂ©es du poker en ligne a Ă©tĂ© amendĂ©e de manière Ă  soutenir les communes abritant un casino, et qui pourraient ĂŞtre fragilisĂ©es par l’essor des jeux en ligne : Ă  l’instar de ce qui est dĂ©jĂ  prĂ©vu pour le financement du patrimoine, elles percevront 15 % des sommes collectĂ©es, mais l’enveloppe est plafonnĂ©e Ă  10 millions. Un dispositif similaire a Ă©galement Ă©tĂ© adoptĂ© pour les communes abritant un hippodrome avec, lĂ  aussi, une enveloppe de 10 millions, accompagnĂ©e d’un plafond de 700.000 euros par ville.

Protection des joueurs

En matière de lutte contre l’addiction, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de doubler, Ă  10 millions, le montant Ă  allouer a l’Institut national de prĂ©vention et d’Ă©ducation pour la santĂ©, afin de financer les centres spĂ©cialisĂ©s. Autre nouveautĂ© importante : la mise en place d’un numĂ©ro tĂ©lĂ©phonique national. La protection des joueurs passe aussi par une clarification importante, le projet de loi stipulant dĂ©sormais qu’ils auront connaissance du montant de leur perte potentielle. De mĂŞme, et Ă  la suite d’un long dĂ©bat, a Ă©tĂ© clarifiĂ©e la portĂ©e des droits d’exploitation Ă  des fins commerciales dont disposent les organisateurs d’Ă©vĂ©nements ­sportifs.

Mais nul doute, que, dans ce domaine, comme pour bien d’autres, le projet de loi sur les jeux en ligne, qui sera examinĂ© fin septembre-dĂ©but octobre par l’AssemblĂ©e, fera l’objet d’un dĂ©bat sportif.

(Source: les Echos)

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